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Ces livres qui parlent de Plovan...

Sur cette page, qu'il sera possible de compléter au fur et à mesure des lectures des uns et des autres, on se propose de répertorier les ouvrages faisant mention de Plovan. Une lecture linéaire n'a pas grand intérêt, il faut davantage y voir un instrument de travail. Petite astuce pour ceux qui l'ignorerait : afin de faciliter une recherche, vous pouvez appuyer simultanément sur les touches CTRL + F, taper le(s) mot(s) clé(s) qui vous intéresse(nt) dans la barre qui apparaît et appuyer sur "Entrée". Les ouvrages sont classés par ordre de parution.


OGÉE Jean-Baptiste, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Nantes, Imprimerie Vatar, 4 vol., 1778-1780.
Réédition par MARTEVILLE Alphonse et VARIN Pierre,  Rennes, éd. Molliex puis Deniel, 2 vol., 1843-1853.


Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, volume 1, 1778



Commentaire :

L'ingénieur géographe Jean-Baptiste Ogée a fait paraître, entre 1778 et 1780, le premier dictionnaire consacré à la Bretagne historique, un ouvrage en quatre volumes totalisant plus de 2 000 pages. L'article consacré à Plovan (ci-dessous) est largement erroné : si la localisation (bord de mer) et les références administrative et religieuse (subdélégation de Pont-l'Abbé, diocèse de Quimper) sont correctes, les informations sur les maisons nobles sont fausses. L'auteur confond en effet Plovan avec Guiclan, paroisse du diocèse de Saint-Pol-de-Léon, près de Landivisiau, qu'on nommait autrefois Ploelan ou Ploulan. Kernabat, Combout, Collouzat ou Kerfaven sont donc des seigneuries de Guiclan.



L'ouvrage, rapidement connu comme le Dictionnaire d'Ogée, est réédité dans une version augmentée en 1843-1853. L'article consacré à Plovan est plus que doublé, cette fois avec des informations exactes. L'auteur de ces nouvelles lignes est Alphonse Marteville (1804-1867), l'un des directeurs, avec Pierre Varin, de l'équipe éditoriale qui a entrepris cette réédition ; elle compte une vingtaine de personnes, parmi lesquelles on peut reconnaître les Finistériens Aymard de Blois (1760-1852) et Jean-François Le Gonidec (1775-1838). 

Collaborateurs de la réédition du Dictionnaire d'Ogée


L'imprimeur et historien rennais Marteville s'est visiblement basé sur des cartes anciennes et contemporaines pour rédiger son complément ; il a également lu le Voyage en Finistère de Cambry.

Références :

Article « Plovan », dans Ogée, Jean-Baptiste, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, 1779, volume 3, p. 403 : 


« PLOVAN ; sur une hauteur, au bord de la mer ; à 4 lieues un quart à l'Ouest-Sud-Ouest de Quimper, son Evêché & son ressort ; à 43 lieues de Rennes ; & à 2 lieues un tiers de Pont-Labbé, sa Subdélégation. Cette Paroisse releve du Roi, & compte 1100 communiants : la Cure est à l'alternative. Le territoire est fertile & très-exactement cultivé. Les maisons nobles de l'endroit, en 1380, étoient : la Villeneuve, la Ville-Ker-nabas, Penancouët, Combout, Collouzat, & Ker-feven. »



Article « Plovan », dans Ogée, Jean-Baptiste, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, éd. Marteville Alphonse et Varin Pierre, 1853, volume 2, p. 320 :



« Plovan, sur une hauteur, au bord de la mer ; à 4 l. ¼ à l'O.-S.-O. de Quimper, son évêché et son ressort ; à 43 l. de Rennes, et à 2 l. 1/3 de Pont-Labbé, sa subdélégation. Cette paroisse relève du roi, et compte 1100 communiants. La cure est à l'alternative. Le territoire est fertile et très-exactement cultivé. Les maisons nobles de l'endroit, en 1380, était la Villeneuve, la Ville-Kernabas, Penancouët, Combout, Collouzat et Kerseven.
[Complément de Marteville :] Plovan (sous l'invocation de saint Gergon, martyr) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. – Limites : N. Pouldreuzic ; E. Peumerit, Plougastel-Saint-Germain ; S. Tréogat ; O. baie d'Audierne. – Principaux villages : Kerzouron, Pencleuziou, Keryouen, Kervoalen, Trébannec, Kerlaben, Kerguélen, Grugeu, Pratabolloc'h, la Nourise. – Superficie totale 1 619 hectares, dont les principales divisions sont : terres labourables 787 ; prés et pâturages 175 ; bois 34 ; canaux et étangs 29 ; landes et incultes 542 ; superficie des propriétés bâties 12 ; contenu non imposé 40 ; constructions diverses 179 ; moulins 5 (de Henry, du Pontalan, à eau ; de Kerilis, du Crugou, à vent).

Plovan est un petit bourg situé sur la côte de la baie d'Audierne, dans une position assez pittoresque. On prétend que jadis la mer, qui en est aujourd'hui éloignée de quelques centaines de mètres, baignait autrefois cette localité, et la tradition fait de Plovan un ancien port. On cite à cette occasion que l'on a trouvé dans une prairie qui touche le bourg des anciens pans de murs garnis d'organeaux. Cette circonstance, fût-elle vraie, ne serait pas une preuve suffisante. – Il y avait autrefois, outre l'église paroissiale, une chapelle dédiée à saint Guy, et qui maintenant est en ruine. – La côte forme en Plovan quelques amoncellements de sables, au milieu desquels sont deux ou trois étangs à demi-salés, à demi d'eaux douces, alimentés qu'ils sont tour à tour par la mer et par de petits cours d'eau qui s'y jettent. – Il y a foire à Plovan le troisième lundi de septembre. – Géologie : constitution granitique. – On parle le breton. »

MG (février 2018)



SIGNOR Alain, La Révolution à Pont-l'Abbé, Paris, Livre Club Diderot, 1969.
 

La Révolution à Pont-l'Abbé


Commentaire :

Cette monographie retrace le début de la Révolution française (1789-1794) à Pont-l’Abbé et, dans une moindre mesure, dans sa région. L'auteur, Alain Signor (1905-1970), est un ancien instituteur, membre du Parti communiste depuis 1927, ancien résistant et député du Finistère (1946-1956), retiré à la fin de sa vie sur la Côte-d’Azur. Ses convictions politiques l’amènent à donner une lecture très marxiste des évènements, mettant en scène page après page une lutte des classes, opposant bourgeoisie et prolétariat.
Après une première partie introductive (pp. 17-96) dressant un tableau social et économique de « Pont-l’Abbé et sa région à la fin de l’Ancien Régime » (organisation des pouvoirs, productions agricoles et maritimes, biens de la noblesse et du clergé, poids de la bourgeoisie et des laboureurs, conditions de vie du prolétariat), il s’attache à raconter la période révolutionnaire proprement dite.
 
La seconde partie (pp. 97-187), il évoque « Pont-l’Abbé pendant la monarchie constitutionnelle », titre légèrement trompeur puisque l’auteur traite en fait la période allant de l’ouverture des États généraux à Versailles (mai 1789) à la chute de la monarchie (août 1792). Rappelons que la constitution, écrite par l’Assemblée nationale constituante, n’entre en vigueur qu’en septembre 1791. Tour à tour, A. Signor évoque donc les effets des événements parisiens et versaillais sur la petite ville de Pont-l’Abbé : la formation en août 1789 d’un « comité permanent » en remplacement de la communauté de ville, prototype de la future municipalité, qui ne voit le jour qu’en février 1790 ; la création de compagnies de gardes nationaux ; la gestion de l’approvisionnement en blé par les nouveaux responsables, etc. Appliquant aux événements sa grille de lecture marxiste, l’auteur met en scène la lutte de classes qui oppose, selon ses dires, le Pont-l’Abbé bourgeois, rive droite (rue Keréron, place du Marhallac’h...), au Pont-l’Abbé populaire, artisan et paysan, plutôt concentré rive gauche (Lambour). Il est vrai que le comité permanent comme la première municipalité sont largement dominés par les bourgeois. Le profil des maires l’atteste : Jacques-René Arnoult (du 2 février au 3 juillet 1790), avocat ; Charles-Gaston Le Roux (du 16 juillet 1790 au 3 janvier 1792) ; Anne-Jacques Le Coq du Parc (du 3 janvier 1792 au 23 décembre 1792), jadis notaire royal, ancien procureur fiscal du baron. A. Signor affirme que les principaux négociants de la place profitent de la Révolution pour s’assurer le contrôle politique de la ville et ainsi garantir que rien ne vienne troubler leurs affaires. Revenant sur les faits incontournables (loi sur la mise à disposition des biens du clergé ; Varennes ; la prise des Tuileries…), A. Signor met en lumière l’attachement de cette première municipalité de Pont-l’Abbé à la monarchie, renâclant à agir contre les prêtres réfractaires mais prompte à combattre les militants républicains. Le renversement de Louis XVI et la proclamation de la République en août-septembre 1792 changent la donne.
Commence alors la troisième et dernière partie du livre : « La période républicaine » (pp. 189-383), la plus longue et la plus discutable de l’ouvrage. S’inscrivant en faux contre l’Histoire de la Révolution dans les départements de l’Ancienne Bretagne d’Armand du Châtellier, A. Signor adopte le parti des Montagnards. Renonçant à toute neutralité historique, il distribue les bons et les mauvais points aux acteurs du moment, notamment pendant la Terreur, louant dans un premier temps Royou-Guermeur, envoyé spécial de la commune de Paris puis commissaire du Comité de Salut Public en Bretagne, avant de dénoncer sa duplicité quelques lignes plus loin lorsque le même compose avec les Girondins puis rallie les Thermidoriens.
 
Il évoque à quelques reprises Plovan. 


 
Références :
p. 29 : Plovan appartient à la subdélégation de Pont-l’Abbé et compte environ 1 100 habitants.

p. 42 : « À Plovan, les Ursulines et des Cordeliers en ont respectivement trois et une [tenures]. »

p. 61 : « La dîme. Prélevée par le clergé sur le produit des récoltes, la dîme est incontestablement l’imposition la plus importante payée par les paysans. Théoriquement, comme son nom l’indique, elle représente un dixième des récoltes de grains. Mais dans la région de Pont-l’Abbé, ce taux élevé est l’exception, appliqué uniquement à Plovan. Dans cette paroisse, qui a pour recteur Antoine de Mauduit du Plessis, la dîme s’élève à 3 241 livres, chiffre considérable en regard de celui de la population, 1 100 habitants, et du montant des impôts directs, 4 434 livres. »
p. 91 : « il n’y a dans ce clergé, en 1789, qu’un seul noble, le recteur de Plovan, de Mauduit du Plessis »
p. 91-92 : à l’assemblée du clergé, « la région de Pont-l’Abbé est représentée par : Mathurin Johannic, prieur des Carmes, Jérôme Loëdon, recteur de Beuzec-Cap-Caval, Guillaume Le Siner, recteur de Plomeur et Antoine de Mauduit, recteur de Plovan. »
p. 156 : l’Assemblée exige que les prêtres prêtent serment d’accepter la constitution civile du clergé le 27 novembre 1790. Mauduit du Plessis, recteur de Plovan, refuse ce serment comme la plupart de ses collègues prêtres.
p. 199 : le clergé émigre dès 1791. En 1792, « on note les départs de… Jean-Maurice Dieuleveult, ex-recteur de Pouldreuzic et de son vicaire Jacques Kerdreac’h ; d’Antoine de Mauduit, ex-recteur de Plovan »
p. 364 : M. Charpentier achète les moulins à vent de Tréménec (Plovan) et de Rohan (Tréogat) comme biens nationaux.
p. 416 : Kérautret en Plovan, appartenant à la famille Haffond de Lestriagat, est saisi comme bien national (en sanction de l’émigration des deux fils de la famille). Sa valeur est estimée à 5 489,73 francs.




 

MG (novembre 2018)

 
 
CORNOU Jakez et GIOT Pierre-Roland, Origine et histoire des Bigoudens, éditions Le Signor, 1977.


Couverture d'Origine et histoire des Bigoudens de Jakez Cornou et Pierre-Roland Giot


Commentaire :
Cet ouvrage de la fin des années 1970 a beaucoup vieilli et ses conclusions sont dépassées sur de nombreux points. On retrouve entre les lignes des idées en vogue à cette époque, notamment un fort sentiment régionaliste. L'auteur principal, Jakez Cornou, égraine un peu trop superficiellement un grand nombre de sujets dans un propos trop haché à mon goût. Il mentionne cependant quelques informations dignes d'intérêt et propose quelques indications bibliographiques, ce qui est toujours bon à prendre (MG).

Références :
p. 38 : silex mésolithiques à Plovan
p. 44 : dolmens de Renongar et du Crugou
p. 47-48 : Renongar, Crugou
p. 55 : souterrain de l'âge du fer à Plovan
p. 65 : enfouissement de monnaies à Plovan à l'époque romaine
p. 71 : Kidou ou Guy, saint de Languidou ?
p. 76 : statue de saint Mandez à Plovan
p. 81 : Plovan, paroisse primitive
p. 95 : donation de Diles à l'abbaye de Landévennec de plusieurs biens dont Caer Pilau (Croas Pilo ?)
p. 97 : Lesnauuor, évoqué dans une charte du XIIIe siècle du cartulaire de Landévennec
p. 101 : roches à serpentine de Plovan
p. 102 (planches) : dessin d'une urne cinéraire de Kergoglé, du premier ou second âge du fer (vers 450 avant J.-C.), photographie d'un bol trouvé au dolmen du Crugou et d'un base campaniforme du même lieu
p. 105 : les barons du Pont possèdent des droits épars sur des manoirs ou villages de Plovan. Les autres terres dépendent des vicomtes de Léon puis des vicomtes de Rohan.
p. 111-112 : l'école dite de Pont-Croix, chapelle de Languidou
p. 127 : une possession à Plovan du seigneur de Lescoulouarn en 1695
p. 129 : réformation de 1426, Guillaume Pérennou
p. 139 : naufrage à Penhors en 1519
p. 166 : rénovation partielle de l'église de Plovan au XVIe siècle
p. 167 : construction du manoir de Lesnarvor
p. 193 : missions du père Maunoir à Plovan en 1642, 1655 et 1656
p. 194 : vision de Catherine Daniélou au manoir de Lesnarvor en 1643
p. 198 : réfection de la façade ouest de l'église de Plovan en 1660
p. 217-218 : naufrages du St Jacques à Plovan le 10 janvier 1725, de L'Anne le 20 janvier 1728 et de La Louise-Aimée (à Kerguen) le 3 décembre 1730
p. 219-220 : enquête à Plovan après le naufrage de La Marie le 26 décembre 1733
p. 222 : publication d'un monitoire de l'évêque à Plovan
p. 235 : 1100 habitants (?) à Plovan à la veille de la Révolution
p. 238 : la dîme à Plovan s'élève à 10 % des récoltes à grains contre 3,3 % ailleurs. Le presbytère est entouré de bâtiments annexes
p. 263-264 : le clergé à Plovan pendant la Révolution
p. 269 : Hervé Le Berre, né à Plovan le 20 janvier 1751, desservant à Peumerit en 1796, meurt le 9 novembre 1804 à Tréogat
p. 276 : évocation du "citoyen curé de Plovan"
p. 279 : Guillaume-Alexandre Le Guellec, de Plovan, abjure la constitution civile du clergé
p. 307 : 44 adjudications sur Plovan entre 1792 et 1802
p. 308 : le sieur Charpentier acquiert le moulin à vent de Tréménec
p. 318 : le maire de Plovan jure obéissance à l'empereur le 28 floréal an XII
p. 324 : la population de Plovan s'élève à 1035 habitants en 1800 et à 1360 habitants en 1836
p. 349 : Émile Souvestre évoque "les pierres levées de Plovan"
p. 359 : les ruines de la chapelle de Languidou
p. 360 (planches) : le presbytère de Plovan, fin du XVIe siècle, le manoir de Lesnarvor, XVIe siècle, la chapelle de Languidou, l'église de Plovan
p. 366-367 : le trois mâts L'Antoinette
p. 371 : 73 soldats originaires de Plovan sont tués à la guerre 14-18
p. 372 : migrations des Plovanais vers la côte sud du Pays bigouden
p. 390 : en mars 1977, Plovan comptait 85 bigoudènes portant la coiffe sur une population de 781 habitants


BRIANT Jean-Pierre, LE BERRE Louis et alii, Plogastel au fil du temps. Ar vuhez war ar maez e bro Plogastell, Association du Patrimoine de Plogastel-Saint-Germain, 2001.



Couverture de Plogastel au fil du temps


Commentaire :
Paru en 2001, cet ouvrage est le résultat d'un travail de l'association du patrimoine de Plogastel au cours des années 1998 à 2000 visant, comme il est indiqué dans l'avant-propos, à retracer l'histoire de la commune au XXe siècle. En fait, il s'agit davantage d'une histoire générale de Plogastel des origines à nos jours où on fait la part belle à la période contemporaine. De belle facture sur le fond comme sur la forme, il compte 148 pages assez largement illustrées (photographies, dessins, plans) réparties en 5 chapitres de longueur inégale.
Après une rapide présentation de sa géographie et de sa démographie (p. 10-15), on passe à une description un peu lourde de la "vie rurale locale" aux XVIIIe et XIXe siècles (p. 18-24) avant d'entrer dans le vif du sujet : la vie des Plogastellois au XXe siècle (p. 25-34) où une large place est faite aux témoignages des anciens. Dans un troisième chapitre, très intéressant, on revient dans un passé plus lointain pour évoquer les "monuments et édifices" de Plogastel (p. 36-58) : églises et chapelles, croix et calvaires, vestiges archéologiques antiques et médiévaux... Dans un quatrième chapitre, le plus volumineux (p. 61-130), sont évoqués les "principaux faits marquants de l'histoire locale", des guerres de la Ligue jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. L'ouvrage se clôt par un survol rapide de "l'histoire récente", c'est-à-dire des années 1960 à 1990 (p. 133-137).

Références :
p. 8 : Plovan est une des 11 communes du canton de Plogastel-Saint-Germain.
p. 13 : une voie romaine dite "d'Arvor" passerait par Plogastel en direction de Saint-Démet (Plozévet) et aurait un embranchement sur Plovan.
p. 23 : les dîmes de Plovan à la fin du XVIIIe siècle sont de 190 boisseaux de froment, 206 boisseaux d'orge, 103 boisseaux d'avoine, 5 boisseaux de seigle et 6 boisseaux de blé noir.
p. 27 : le car de Plovan passe à Menez Kerveyen dans les années 1930 ; "les agriculteurs côtiers installés sur les ''grasses'' terres de Plovan [...] réservaient leurs terres au blé, mais pratiquaient aussi l'élevage. Ils venaient s'approvisionner à l'intérieur en bois de chauffage, ajonc de litière pour le fumier, ajonc destiné à être broyé pour l'alimentation des chevaux".
p. 52 : Charles de Quimerc'h, seigneur du Quilliou, avoue en 1514 disposer de droits féodaux à Plovan.
p. 53 : "Un mois d'hiver de 1835 un habitant de Quimper revenant de la foire de Plovan passait près des bois du Quilliou lorsqu'il fut assailli par une bande de loups".



 
DOARÉ Jean-Jacques et LE BERRE Alain, Pointe de Cornouaille 1940-1944, chronique d'une région maritime bretonne durant la seconde guerre mondiale, AS3P, 2006.

Couverture de Pointe de Cornouaille 1940-1944 de Jean-Jacques Doaré et Alain Le Berre


Commentaire :
Cet ouvrage de grande qualité, tant sur la forme que dans le fond, est devenu une référence pour qui s'intéresse à l'histoire du littoral cornouaillais durant la Seconde guerre mondiale. Couvrant l'ensemble de la période qui va de la conquête allemande à la Libération, les auteurs dressent un tableau riche, précis et honnête de l'Occupation et des combats terrestres ou navals qui se sont déroulés dans cette partie du Finistère. Une consultation minutieuse de nombreux centres d'archives leur permettent d'évoquer à plusieurs reprises la commune de Plovan et ses habitants (MG).

Références :
p. 60 : réquisition d'une niche pour chien et d'un abri pour vélos, le 6 septembre 1940
p. 67 : cantonnement défectueux des officiers à Plovan, le 4 mai 1943 ; ordre de réquisition d'une classe de l'école publique, le 17 mai 1942
p. 68 : bon de logement au Costy, le 2 décembre 1942
p. 75 : réquisition touchant Gourgon Geffroy, le 20 novembre 1942
p. 77 : restitution d'une vieille charrette, le 31 mars 1943
p. 81 : liste des prisonniers de guerre de Plovan
p. 112 : des pêcheurs du Guilvinec sont arrêtés alors qu'ils ramassaient du chiendent entre Tréogat et Plovan, le 13 mars 1944
p. 122 : courrier du maire de Plovan au préfet concernant les réquisitions de bicyclettes, le 16 juin 1944
p. 123 : document sur les chevaux
p. 124 : ordre de réquisition d'une écurie chez Mme veuve Loussouarn, le 16 juin 194... (il s'agit de Marie-Jeanne Loussouarn, née Le Bec, de Kergurun)
p.  133 : certificat de résidence, zone côtière interdite
p. 137 : lettre du syndicat agricole de Plovan, le 13 juillet 1941
p. 138 : lettre de dénonciation évoquant Kerviel, le 4 octobre 1943
p. 145-146 : documents sur le ravitaillement général, les 27 avril 1942, mars 1943 et février 1944
p. 147 : document touchant M. Le Bec de Kervouyen, septembre 194...
p. 157 : la GAST (Grenzaufsichtstelle), la douane allemande, compte environ 15 hommes à Plovan
p. 175 : bataillon d'artillerie à Lesnarvor en 1944
p. 184 : nid de résistance de Crémuni
p. 189 : cordon de galets de Plovan à Tronoën
p. 197 : batterie de 4 canons à Lesnarvor et poste d'observation du Crugou
p. 198 : tirs d'artillerie dans la zone allant du Costy à la mer, juillet 1943 ; photos du blockhaus du Crugou
p. 200 : batterie de Lesnarvor
p. 214 : Crémuni évacué fin 1943 ou en 1944 pour être mis en état de défense (2e ligne après la côte). Les paluds sont minés
p. 245 : sabotage à Plovan, le 24 août 1942. Coupure d'un fil téléphonique à Plovan/Penhors
p. 253 : braquage à Palud Trébannec, le 20 mars 1944. Des individus armés emportent 1700 f. et 14 000 f. en titres
p. 276 : la section de Plovan du 2e bataillon de FFI de Quimper compte 23 membres
p. 312 : combat naval en baie d'Audierne, les 11 et 12 août 1944
p. 316 : autre combat naval, le 23 août 1944
p. 370 : article du Ouest-France sur le procès de Daniel Le Bec, ex-maire de Plovan, accusé de collaboration mais acquitté, le 31 juillet 1945
p. 376 : des chevaux de Frise sur la plage de Penhors à Tréguennec


BRIANT Jean-Pierre, COCHOU Pierre et LE BERRE Louis, et alii Sauvetage en terre. Chapelle de Saint-Honoré, Association du Patrimoine de Plogastel-Saint-Germain, 2009.


Couverture de Sauvetage en terre, chapelle de Saint-Honoré


Commentaire :
Au cours des années 2000, les membres de l'association du patrimoine de Plogastel ont entrepris de réhabiliter les vestiges de la chapelle de Saint-Honoré. Ce projet de longue haleine a été l'occasion de retracer l'histoire de cette partie de la commune, ancienne paroisse attachée à Lanvern, brièvement commune jusqu'à son rattachement à Plogastel en 1832. Cette plaquette de 47 pages présente le résultat de cette double entreprise, où archives et vieilles pierres dialoguent pour le plus grand plaisir du lecteur.
On relèvera quelques erreurs minimes concernant Ronan du Pont ou de Coëtmeur, fils de Jean II du Pont, qui est archidiacre de Plougastel au diocèse de Tréguier et non de Plogastel-Saint-Germain ; il prend part au deuil du roi Charles VIII en 1498, non en 1488 (p. 4).

Références :
p. 10 : vers 950, Diles fait don à l'abbaye de Landévennec de "Caer Menuc" (qui correspondrait à Créménec en Pouldreuzic mais pourquoi pas plutôt à Tréménec en Plovan ?) et de "Tnou Laian" (qui correspondrait à Croas Pilo en Plovan).
p. 12 : la paroisse de Plovan (écrit "Ploezguan", "Ploeozvan" ou "Plouezvan") appartient au doyenné du Cap Caval au bas Moyen Âge.



Ouvrage collectif, De Georges Le Bail à Henri Le Moal, l'école à Plozévet, Médiathèque municipale de Plozévet, 2013.


Couverture de L'école à Plozévet

Commentaire :
Ce beau livret accompagnait une exposition qui s'est déroulée en mars et en avril 2013 à l'occasion des 80 ans de l'école Georges Le Bail. Il retrace, comme l'indique l'introduction, la riche histoire des écoles de la commune. La première moitié de l'ouvrage retrace les balbutiements et le développement de l'enseignement entre les années 1830 et 1930. La première école communale daterait en effet des années 1830 et prend place dans une dépendance du presbytère. Vétuste et devenu trop petit, le bâtiment est vendu et une nouvelle école est construite entre 1861 et 1864. L'école, rue d'Audierne, est confiée aux sœurs de Kermaria ; elle est mixte et connait un réel succès. Elle devient simplement école des filles à partir de 1883, date de la construction d'une école des garçons, rue Jules Ferry. L'école des filles est laïcisée en 1903. En 1928, une autre école publique ouvre à Lesneut ; parallèlement une école privée de filles voit le jour (à l'actuel 18, avenue Georges Le Bail). Cette dernière prend son essor à tel point qu'un collège vient s'y adjoindre dans les années 1950. Il existe jusqu'en 1979 tandis que l'école primaire privée perdure jusqu'en 1984. Au milieu de l'ouvrage, après un portrait de Georges Le Bail, on en arrive à l'histoire de l'école des garçons proprement dite, en 1933, baptisée Georges Le Bail en 1937, établissement modèle pour l'époque et dont sont issus des esprits aussi brillants qu'Henri Normant, Pierre Trépos et Henri Le Moal, auxquels les dernières pages du livret rendent hommage (MG).

Références :
p. 29-31 : évocation des fêtes scolaires à Plozévet. Lors de l'enquête auprès des anciens élèves de Plovan, certaines personnes ont parlé de leur participation à une grande kermesse à Plozévet avec leur instituteur M. Bouler (voir Sonj peus, p. 20)
p. 33 : à propos de la "vache", ce symbole infamant porté par un élève qui avait commis la faute de parler breton à l'école, les auteurs du livret notent que "personne [ne] se souvient d'un symbole en particulier. Peut-être n'existe-t-il pas ou uniquement dans un temps plus ancien, dont nul ne peut témoigner aujourd'hui". Le même constat a été dressé pour Plovan
p. 41 : des élèves de Plovan fréquentent le collège de Plozévet


CHUTO Pierrick, Auguste, un blanc contre les diables rouges (1906-1924 en Cornouaille), Plomelin, Association de Saint-Alouarn, 2017.




Couverture d'Auguste, un blanc contre les diables rouges


Commentaire :
Dans son nouveau livre, Auguste, un blanc contre les diables rouges (1906-1924 en Cornouaille), Pierrick Chuto fait revivre avec justesse et lucidité la figure de son grand-père Auguste Chuto (1869-1946), cultivateur originaire de Guengat, établi chez sa femme Josèphe Thomas dans la ferme de Kerviel, en Penhars. Fervent catholique, l'homme met son instruction et son éloquence au service de ses convictions politiques. Comme élu d'opposition à Penhars et comme conférencier catholique, il vit avec passion les trois premières décennies du XXe siècle, marquées par trois faits :

  • les lois anticléricales des gouvernements républicains (expulsion des congrégations, séparation de l’Église et de l’État, inventaires des églises...)
  • les combats électoraux entre ses adversaires « rouges » (Jean-Louis-René Chuto, son cousin germain, maire de Penhars, Georges Le Bail, son ennemi intime, Édouard Plouzané, Louis Hémon, Théodore Le Hars et les premiers socialistes...) et ses amis « blancs » (son frère Jean-Louis Chuto, maire de Guengat, Henri de Servigny, Jean Hénaff, Pierre Hugot-Derville... sous oublier Mgr Adolphe Duparc, évêque de Quimper et Léon)
  • la Première Guerre mondiale

La rédaction de l'ouvrage a nécessité un travail de recherches considérable aux archives (dans les anciens journaux, dans les dossiers électoraux ou encore dans les rapports préfectoraux...). L'auteur ne s'interdit pas cependant de romancer quelque peu son récit, mettant par exemple en scène la vie conjugale et familiale compliquée de Josèphe et Auguste Chuto, les douleurs physiques ou les moments de blues de ce dernier. Le seul défaut que l'on trouve à ce livre réside dans la liberté que prend Pierrick Chuto avec les citations : simplement en italique, sans guillemets et sans références infrapaginales précises.

Si le lecteur plovanais n'y verra figurer sa commune qu'à six reprises, il aura néanmoins le plaisir de retrouver des figures politiques familières au Pays bigouden (Le Bail père et fils face à Servigny, Hénaff et consorts). Plus largement, il aura à cœur de découvrir ce pan méconnu de l'histoire de France, raconté à travers les yeux de gens du commun, dans une commune glazik finalement pas si éloignée que ça des préoccupations de ses voisines bigoudennes.

Références :
p. 69  [élection cantonale de 1907] : « Le perdant [Jean Hénaff] qui se pourvoit en Conseil d’État contre la validité de l'élection de Le Bail, affirme que, dans plusieurs communes (Plovan, Peumerit, Plogastel et Plozévet), ses partisans au nombre de quatre cents ont été empêchés de voter. »

p. 166  [élection cantonale de 1913] : « À Plovan, Jean-Marie Hénaff, parents du candidat [Jean Hénaff], se plaint d'avoir été éjecté de la salle de vote. »
p. 167 : « Selon la même source [journal clérical Le Progrès], le bureau de Plovan ne prend même pas la peine de déplier les papiers avant de proclamer la victoire de Le Bail. »

p. 179 [élection législative de 1914] : « Celui [l'isoloir] de Plovan n'est d'aucune utilité. A-t-on expliqué sa fonction aux électeurs ? »
p. 273-274 [élection cantonale de 1919] : « l'élection de Jean Hénaff n'est pas encore validée, parce que les listes d'émargement de Pouldreuzic et de Plovan n'auraient pas été / communiquées à temps. »
p. 287 : « L'édile républicain de Plovan n'est certes pas le domestique du recteur et de Jean Hénaff, le candidat catholique. En raison des événements qui se sont déroulés dans cette commune lors du scrutin du 18 juillet 1920, l'élection de Georges Le Bail est annulée. »

MG (janvier 2018)

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